Je suis riche de ce que je ne possède pas.

J’ai beau regarder devant moi, je ne vois que ce que je suis prêt à voir. Pour chacun de nous c’est la même chose.Demandez à quelqu’un à partir de quelle somme il s’estimerait riche, chaque fois vous aurez une réponse différente.

Pouvez-vous seulement imaginer mon immense fortune ? Non bien sûr, moi-même je ne la connais pas car tout ce que j’ai pu gagner dans la vie je l’ai dépensé pour payer les factures, les loyers, essence, voiture etc… mais surtout pour faire plaisir aux autres et me faire plaisir. Je n’ai rien tenu pour moi, jamais depuis des décennies.
« Que de bonheur de ne rien posséder, tout est dans le partage « 

Mes parents non plus ne possédaient rien et pourtant ils avaient toujours la main sur le coeur. On n’avait pas grand chose mais qu’est ce qu’on était bien. Pas de maison, pas de vêtements de luxe, pas de superflu, que l’essentiel, du pain, du bon beurre et de quoi manger économiquement mais notre assiette était toujours bien remplie.

Encore aujourd’hui trop peu de gens savent que dans la vie nous ne possédons jamais les choses, car en vérité nous en sommes les esclaves, ce sont elles qui nous possèdent.

Celui qui possède les choses a toujours peur de se les faire voler, de les perdre ou d’ abîmer ses acquisitions, après quoi il est très malheureux.L’homme a été conditionné depuis tout petit pour toujours faire et avoir des choses pour l’empêcher de penser et d’être. La société ne veut pas des hommes bien pensants, non juste des grosses panses ne pensant plus et toujours prêts à consommer plus.

Je ne représente rien aux yeux de la société, je n’ ai aucun diplôme, je ne détiens aucune richesse matériel.«  Je suis riche de ce que je ne possède pas »
Je suis important à mes yeux, je suis magnifique et en même temps je ne suis rien. Pourtant je suis unique car aucune copie ne circule. Les gens accumulent encore et encore, toujours plus. Pourquoi ? Pour remplir le vide qu’ils ressentent en eux.

Toutes nos envies sont stimulées par un manque de confiance en nous. On a un vide que l’on pense pouvoir combler en acquérant une nouvelle chose mais aussitôt acquise on ne peut que constater que nous sommes toujours demandeurs, un nouveau trou que l’on n’arrive pas à remplir.

Souvenez-vous que vous disiez qu’après cet achat, ce dernier achat, vous n’auriez plus rien besoin, vous n’achèterez plus rien, mais c’est faux, cela n’arrête jamais. Une envie comblée en appelle aussitôt une autre à combler.
Nous sommes dirigés par notre ego qui ne supporte pas que d’autres personnes que nous soient mieux, plus fort, plus riche, non notre ego en veut toujours plus et plus, sans quoi il se sent pauvre.

C’est hélas une chaîne sans fin, jusqu’à ce que l’on prenne conscience qu’il faut se tourner en soi pour aller sonder notre intériorité. C’est là tout au fond de nous-mêmes que l’on pourra trouver ce qui nous fait tellement défaut.

Il ne faut pas évoluer entre le vouloir, le faire et l’avoir, il suffit juste d’être, enfin suffire est un verbe qu’il faut apprendre à conjuguer avec patience.
J’ai été un de ces hommes, j’ai couru, galopé après des chimères et en amour j’étais infidèle. Je mentais et pourtant je pensais que j’étais un type bien en costume cravate, chaque jour au restaurant, achetant toujours le meilleur en tout. Je voulais toujours la plus grosse, la plus grande de tout ce qui pouvait s’acheter mais intérieurement j’étais un pauvre bougre, très vaniteux et trop jaloux.

Trop souvent triste, car aussitôt mes beaux vêtements enlevés, une fois la lumière éteinte, allongé seul dans le noir, j’étais une âme en perdition. J’étais incapable de me poser la seule question à laquelle je devais essayer de trouver la réponse dans mon existence » Qui suis-je ? « .

Je n’étais rien ni personne, totalement incapable de m’arrêter d’envier ceux qui avaient plus que moi, j’étais sacrément malheureux. Je possédais plein de trucs inutiles à la vie et je n’étais rien, ma vie me semblait vide.

Pascal disait « Nous sommes pleins de choses qui nous jettent dehors. »

Notre vraie richesse ne s’achète pas, elle ne se monnaie pas. Elle se bâtit, elle se mérite, il faut de la patience pour l’obtenir, la récupérer ou la conserver. Je parle bien entendu de notre bien-être spirituel et notre santé physique car sans eux une vie épanouie est impossible ou alors fortement handicapée voir même très diminuée.
Il faut aussi apprendre à maitriser son ego, ce qui selon moi est la tâche la plus difficile mais aussi celle qui durera ad vitam aeternam.

 » L’expérience ce n’est pas ce qui nous arrive, c’est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive » Aldous Huxley

Il y aura toujours des hommes qui ne voudront pas voir la vérité en face. Laissez-les courir après la plus belle voiture, vouloir avoir la plus grande maison, être marié à la plus belle femme ou le plus bel homme, car ces derniers aussi sont devenus des signes extérieures de richesse. (tu as vu comme elle est canon ma femme ? Oui je sais, il est trop beau mon mec à moi, il assure grave…)

Souvenez-vous toujours de ceci . Si vous pensez perdre le sens de la réalité, allez dans votre chambre, déshabillez-vous, couchez-vous dans le noir et fermez les yeux et dites-vous  » Et maintenant je fais quoi de ma vie ? « .

Nous sommes juste de passage dans un corps que l’on a façonné en traversant le temps. Quelques hommes en prennent soin alors que d’autres gaspillent ce qui leur a été confié, cette enveloppe physique pour arriver à faire leurs expériences dans cette dimension.

Oui je sais, je m’égare et j’ai certainement déjà perdu les quelques rares personnes qui ont pris la peine de me lire jusqu’à cette ligne.

 » Observez le bonheur autour de vous et vous vous apercevrez que votre enfer vient souvent des autres, ce n’est jamais vous qui êtes responsable de votre malheur. « , enfin c’est ce que vous aimerez vous faire croire. 
 » L’enfer c’est les autres « 

« Je ne veux rien d’autre que la vie, je ne veux même plus la posséder, c’est elle qui fait couler le sang dans mes veines et qui fait battre mon coeur « 

Toutes ces années j’ai voulu remplir, tel le père noël, une immense hotte à jouets. Des objets et de l’argent, je ne voulais pas les partager, je voulais tout entasser pour plus tard. Et un jour je me suis aperçu qu’il y avait un grand trou dans ma hotte, j’avais tout perdu sur ma route, car au fond de moi il y avait un immense vide que jamais je n’étais parvenu à combler.

Il était plus qu’urgent de réparer, de reprendre ma vie en main pour tout restaurer afin de pouvoir par la suite partir sur de nouvelles bases saines et équilibrées. La vie venait de m’offrir une belle leçon, merci.

Morale de l’histoire, « Je ne possède rien mais je suis riche de tout. »
Je n’ai encore jamais vraiment développer cette affirmation. Elle est tellement belle que je veux la garder pour moi jusqu’à mon second roman ou beaucoup de choses seront encore révélées. Je pense qu’une partie de ce texte en fera aussi partie.
En attendant je vous laisse réfléchir à « Je ne possède rien mais je suis riche de tout. »

Je vous quitte avec ces quelques citations qui m’ont été inspirées durant l’écriture de ce texte que je n’ai pas su placer.
 » En voulant trop gagner sa vie on la perd trop souvent. »
 » L’argent n’est utile que quand on s’en sert pour s’enrichir intérieurement. »
 » Ne te préoccupe pas pour ton avenir, occupe-toi de ton présent. »
 » Rien n’est plus provisoire que le définitif, tout est en perpétuel mouvement. »
 » On ne peut donner que ce que l’on possède, celui qui ne s’aime pas ne saura pas aimer. »
Merci de tout coeur d’avoir pris la peine de me lire…

Soyez Heureux Maintenant

Armand

Maman, maman j’ai froid…

(Pour regarder cette video, mettez le son, il n’y a qu’une musique, pas de cris d’horreur pour accompagner votre lecture…merci)

Aujourd’hui, j’ai une pensée pour nos amis les animaux.Non je ne veux pas encore vous parler de nos minous ou de nos toutous adorés. Non, ceux à qui je pense sont beaucoup plus grands et ne vivent en général pas près de nous.Ce sont les animaux non pas de coeur, mais de bouche. Vous savez, c’est ceux que l’on dévore à pleines dents sans trop se poser de questions.

J’ai arrêté de manger mes amis il y a déjà vingt-deux ans, comme ça sur un coup de tête. Et puis je me suis renseigné, j’ai vu que cela provoquait énormément de souffrances, partout dans le monde. Avant on les élevait avec bienveillance, on les soignait et puis on les tuait pour les manger. Les fermiers aimaient leurs animaux.Aujourd’hui ce cycle n’existe plus. Nous vivons dans un monde surpeuplé qui nécessite selon leurs dires « un élevage intensif.

Cela signifie qu’on ne respecte plus les lois de la nature mais que l’on enferme les animaux dans des immenses hangars sans soleil, juste aveuglés nuit et jour par une lumière artificielle.J’en ai vu des centaines de photos et de videos d’animaux maltraités, égorgés ou torturés à mort. Ce n’est pas digne de l’homme qui au fil des décennies est devenu insensible à la douleur de ces animaux industriels. De nos jours, sur les emballages, partout on trouve de jolis dessins de belles fermes exposant leurs animaux heureux avec le sourire.

Ce n’est qu’une illusion pour cacher notre honte, on veut se faire croire qu’ils sont heureux et bien soignés, mais il n’en est rien. Ces animaux souffrent, depuis bébé jusqu’à l’âge de la mort ils passent leur vie enfermés, attachés par des chaines, cloisonnés dans des conditions déplorables et malheureuses.Vous qui me lisez, faites de cette video ce que vous voulez.Je ne juge personne, j’ai assez avec moi dont je m’occupe à plein temps.

Alors, si vous avez décidé de la regarder, lisez le texte avec les oreilles, écoutez la musique avec les yeux et ressentez les émotions avec le coeur.Qui sait verrez-vous peut-être aussi la douleur et le désespoir de ce petit être blessé dans sa chair pleurant sa maman car elle lui a été enlevée. Rassurez-vous, Il n’y aucune image pénible à regarder, que du texte et de la musique. Les images que vous verrez seront celles que votre imagination voudra ou osera bien vous montrer. J’ai écrit cette video il y a déjà longtemps. Je pense qu’elle est toujours d’actualité, si pas plus d’ailleurs. Merci de m’avoir lu et écouté.
Soyez Heureux
Armand

N’hésitez pas à la partager

« On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux. » Gandhi

« Respectez les animaux commence par le respect de soi-même. »
(Vidéo déjà publiée par le passé)
PS désolé pour les fautes d’orthographe …

UN MOMENT MAGIQUE

Beaucoup de personnes ne veulent pas y croire tant qu’ils ne l’ont pas vu de leurs propres yeux. Ce à quoi je réponds toujours  » Pour arriver à le voir il faut d’abord y croire. »

Très souvent au matin quand mes enfants m’embrassent avant de partir à l’école, je leur rappelle qu’aujourd’hui ils vont vivre un moment magique. Au début ils répondaient toujours « Ah et quoi ? Tu vas nous faire une surprise ? « Ma réponse était toujours la même à chaque fois « Ah mais ça je ne le sais pas moi, c’est ton moment magique à toi, c’est personnel. « 

– Oui papa mais comment le savoir ?
– Oh, repense toujours à ce que j’ai déjà dit si souvent  » La beauté du monde est dans la simplicité, ne cherche pas à vivre un évènement extraordinaire, non contente-toi de vivre une rencontre avec un(e) ami(e), une jeune fille qui t’a sourit dans le bus, réussir une bon interrogation, un déjeuner au soleil couché dans l’herbe, tu vois ? « 
– Oui, mais toi papa, tu penses pas comme tout le monde, quand je raconte à l’école que mon père m’a dit que j’allais vivre un moment magique, ben ils ne comprennent pas et me demandent si tu es tombé sur la tête.
– Je sais fils, beaucoup ne comprennent pas la chance qu’ils ont de vivre des petits moments tout simples. Je te donne un exemple, euh… imagine que tu as soif mais tu es seul dans la cuisine, que fais-tu ?
– Ben quelle question, je me sers un verre et je le bois tiens
.- Bravo mon grand, imagine maintenant, tu es paralysé couché dans le canapé, tu fais quoi si tu as soif ?
– Euh je ne sais pas moi, je dois attendre que quelqu’un rentre pour me servir à boire.
– Voilà, le moment magique que tu viens de vivre, tu as pu te faire du bien, car toi tu en avais les moyens alors que lui, non. C’est pas fabuleux ça ?
– Bof, me servir à boire ce n’est pas exceptionnel, j’aurais pu attendre aussi.
– D’accord, d’accord, on reprend un autre exemple, tu veux aller te promener.
– Ben, je sors.
– Super, et que fait la personne handicapée ? Elle ne peut plus marcher, tu as compris là ? Un geste qui te parait simple, ben pour lui c’est impossible, il dépend pour le reste de sa vie de quelqu’un.
– Oui c’est vrai que ça craint.
– Fils, si tu veux être épanoui, heureux, bien dans tes baskets, contente-toi toujours des petits instants que tu vis, des petits gestes que tu peux faire maintenant, sans demander de l’aide. Si tu ne te contentes pas de peu, tu ne mérites pas d’avoir plus.
– Oooh Papa, c’est pas si simple que ça.
– Ah tiens, j’y pense à ce qui t’est arrivé aujourd’hui et que tu m’as raconté dans la voiture.
– Quoi ?- Ben tu ne devais pas aller déjeuner et aller à la patinoire avec tes amis ?
– Oui papa, mais je n’avais pas assez d’argent pour les deux activités et donc je me suis passé de repas.
– Oui je sais, tu me l’as déjà raconté, donc avant d’aller à la patinoire, tu as voulu aller au magasin t’acheter une boisson et quelques bonbons, exacte ?
– Ben oui.
– Et après qu’est ce qui t’est arrivé ?
– Ah çaaaa, tu veux dire le monsieur SDF avec son chien ?
– Oui, oui et qu’est ce que tu as fait alors ?
– Ben je lui ai donné tous les sous qui me restaient
.- Donc pas de patinoire alors ?
– Ben non.
– Alors grand, tu as compris ?
– Euh non, pas vraiment, non !
– En donnant tes sous au monsieur, tu as vécu là ton MOMENT MAGIQUE de cette journée et par la même occasion tu as permis de faire vivre à cet homme, lui aussi aujourd’hui son MOMENT MAGIQUE
.- AH BON ?
– Ben oui, tu sais quoi mon grand ?
– Ben non, quoi ?
– Aujourd’hui mon MOMENT MAGIQUE à moi a été de voir que mon fils avait du coeur et qu’il a préféré se priver pour venir en aide à un être dans le besoin. Retiens bien qu’il y a toujours plus malheureux que soi et qu’il faut apprendre à se contenter des choses simples de la vie pour se sentir heureux. Merci pour ce magnifique moment de partage. Je suis fier de toi.
– Ah bon.

– Je t’aime mon grand.
– Euh, okay.
– Pas grave fils, je comprends, à ton âge moi non plus je ne disais pas à mon père que je l’aimais, c’est après que j’ai voulu le lui dire mais il n’était plus de ce monde.

S’il y avait qu’une chose à retenir de cette histoire, c’est que nous avons tous en nous la possibilité de vivre un moment magique. Ne sois pas exigeant envers la vie, elle t’a déjà fait le plus beau des cadeaux, elle s’est offerte à toi.

Armand

Les femmes sont comme les fées…

Dans mon livre, j’ai voulu mettre l’amour à l’avant plan avec cette histoire toute simple entre un homme meurtri et une femme qui n’attend rien de la vie mais qui a tout à donner.

Des femmes comme Emilie, le monde en est rempli. Mon Emilie à moi s’appelle Pascale et je l’aime. Les femmes sont comme les fées, elles peuvent d’un coup de baguette transformer votre quotidien en un fabuleux paradis et l’instant d’après vous faire vivre l’enfer le plus terrible.Non messieurs, les femmes ne sont pas sorties tout droit des contes de fées pour venir égayer votre quotidien.

Une femme se mérite, une femme ne s’achète pas, une femme s’offre et ne se vole pas, jamais.Je ne suis pas un voleur de coeur d’un jour, je ne suis pas un mendiant de l’amour, parfois dans ma vie d’avant, j’étais un mendiant de sexe. J’avais un besoin de toucher, de sentir, de palper, pétrir, pénétrer. Aujourd’hui je ne suis plus le même, j’offre mon coeur, je ne mendie plus, je donne ce que je peux et j’accepte ce que l’on veut bien me donner

.Je ne suis pas un voleur de coeur d’un soir, je n’ai connu qu’une jeune femme à louer, j’étais jeune. J’ai succombé à son charme qu’elle exposait telle une vulgaire marchandise dans une vitrine illuminée par un néon mauve.On ne passe pas sa vie avec elle, non à peine le temps d’atteindre un orgasme, ensuite on remet son pantalon et on rentre chez soi. Certains d’entre-nous vont retrouver leur femme.

Que dire de certaines femmes qui se laissent acheter ?Vous savez bien, ces esclaves autorisées par la loi des hommes, celles qui par le mariage s’offrent contre le gîte et le couvert. Elles n’aspirent qu’à une vie confortable. L’amour n’est pas invité à table ni attendu au lit.Un confort matériel sera l’unique récompense pour la femme marié qui en contrepartie prêtera son corps mais jamais elle n’offrira son coeur car elle le garde pour ses rares amants.

Que dire des femmes que l’ on prend de force et qu’on oblige à nous satisfaire ? Ces femmes qui trop souvent se font battre. Ces femmes que l’on viole en cachette dans l’intimité d’un foyer à l’apparence si doux mais au goût tellement amère. Vite, juste le temps d’une envie, l’espace d’un instant de rage vider sa bourse.Ces femmes là on ne les aime pas, non on les désire et on les prend, avec ou sans leurs consentements.

Une femme ne devrait jamais se louer ni se laisser acheter, on ne devrait jamais forcer une femme à faire l’amour, d’ailleurs trop souvent ce n’est qu’un échange bestial de fluides et de caresses maladroites sans vraiment de sentiments. Faire l’amour à une femme implique avant tout de faire passer son plaisir avant le nôtre. S’unir totalement à l’autre, ne plus faire qu’un, mais avant tout à la respecter.

Aujourd’hui on ne prend plus le temps de faire l’amour, on le défait en vitesse, on ne prend plus la peine de caresser l’autre, non il faut faire vite car trop pressé de retourner dans l’antre d’internet pour rejoindre un univers basé sur des illusions.  » Rêver la vie des autres » a remplacé  » Vivre ses propres rêves « , triste réalité, quel gâchis !Faire pleurer une femme est à la portée de tous.

Ne sois jamais celui qui est responsable des gouttes salées qui perlent de ses paupières pour aller mourir sur le bord de ses lèvres meurtries.La rendre heureuse n’est à la portée que d’un seul.Tu devrais être celui qui fait mouiller ses yeux de bonheur, plaisir et jouissance. Approcher et toucher son visage du regard, première partie de son corps qui nous dit, « Regarde-moi, touche-moi, laisse tes doigts glisser de mes cheveux à mes yeux et effleurer mes lèvres.

Chaque partie, chaque pli de son corps contiennent des clés qui vous aideront plus tard à décoder ses sens. Ne la forcez pas, ne la violez jamais. Avec les doigts, parcourez son corps, caressez-la et écoutez-la vous parler. Un léger frisson, un souffle court, ses yeux se ferment, il vous faudra apprendre à l’observer.Et si tout à coup elle vous donne le feu vert pour aller plus loin, vous pouvez. Au contraire si elle se bloque, soyez un homme, pas un animal, acceptez son choix, elle a le droit de dire  » Non « 

Mon Amour, je t’observe depuis vingt-et-une années et j’avoue, j’ai encore tellement à découvrir. Tu gardes tout au fond de toi encore des secrets bien cachés.Patience, car tel un explorateur perdu dans des contrées sauvages, je continue de partir à ta recherche. J’ai beau te regarder chaque jour et pourtant tu n’arrêtes jamais de m’ émerveiller par ta douceur, ta beauté mais surtout ton courage et ta ténacité, tu n’abandonnes jamais.Quand tu rentres dans une pièce, je sais que c’est toi au silence que tu apportes avec toi.

Mon amour, tu es ma femme, tu es mon astre et moi ton désastre. Pourtant sache que pas plus loin que le souffle court d’une expiration, mon amour pour toi jamais ne te quittera.Beaucoup d’hommes regardent leur femme mais ne la voient plus, le temps a même fini par faire des ravages sur leurs pupilles.

Amour, en ce qui me concerne, je t’ai toujours regardé avec les yeux de l’amour, jamais tu ne vieilliras, ton image est tatouée pour toujours dans mon coeur. Femme je t’aime

Soyez heureuses maintenant.

Armand

PARDON À NOS ENFANTS !

PARDON À NOS ENFANTS !

On ne pourra pas dire qu’on n’était pas au courant. Nous savions mais la majorité par lâcheté à préféré obtempérer, obéir et baisser les bras. C’est tellement plus facile de ne pas se rebeller, de rester cloitré dans son petit confort, sa petite vie, histoire de laisser passer la vague pour mieux avaler la pilule. Pilule ou vaccin devrais-je dire ?

PARDON À NOS ENFANTS !

C’est grâce à nous qu’ils sont là et aujourd’hui nous nous apprêtons à les abandonner. La plupart d’entre-nous n’opposeront aucune résistance car trop enveloppés dans notre ignorance. Ils préfèrent abandonner leur liberté contre un semblant d’un peu de sécurité. « Pitié, sauvez-nous de ce vilain ennemi invisible. »

PARDON À NOS ENFANTS !

Le monde que nous avons connu est en train de disparaître. Par-ci par-là s’éteindront au fil des années les dernières âmes du monde d’avant. Ce monde où j’ai vu le jour. Je pouvais sortir courir dans les champs, dans les rues sans danger. Je mangeais les aliments sans les laver. Je prenais un bain une fois par semaine. On n’était pas obnubilé par l’hygiène. C’est venu par la suite histoire de pouvoir toujours nous vendre plus de trucs inutiles.

PARDON À NOS ENFANTS !

Inutile de résister, voilà le nouveau mot d’ordre. Faites ce que l’on vous ordonnera et tout ira bien sinon… Sinon quoi ? La prison ? Mais on y déjà, mais elle porte le nom de société moderne.Le salaire de la peur, voilà avec quoi ils nous paient chaque jour. Ils sont même prêts à nous filer des primes de bonne conduite tous les mois. Qui sera le bon petit civil obéissant du mois ?

Nous savons depuis longtemps que les hommes étaient capables de tout. Il n’y a qu’à regarder l’histoire, enfin celle écrite par les vainqueurs, arrangée à leur façon. Nous, les simples citoyens, les mortels dans la foule, nous ne sommes que des jouets, des marionnettes dont ils tirent les ficelles pour nous faire faire ce qu’ils veulent. On nous à même enlevé la droit de sourire.Pardon à nos enfants !

Le sourire est banni de notre mode de vie moderne. Aujourd’hui caché derrière un masque joliment customisé, notre visage est transformé par la peur. La peur de tout et de rien, enfin on ne sait plus qui dit vrai. De qui faut-il se méfier ? Il y a tellement d’informations les unes plus alarmantes que les autres. Et puis Il y a surtout ceux qui disent que tout cela n’existe pas, que ce ne sont que des manigances politiques, que nos dirigeants nous mentent ! Mais ces gens-là sont des irresponsables, ils veulent tuer l’humanité entière par leurs comportements puérils, ce ne sont que des imbéciles.

C’est ainsi qu’on m’insulte par Messenger, me traitant de vieux fou, de vieux con en me sortant les statistiques, preuve à l’appui que je divague. Que je ferais mieux d’aller crever dans mon coin. Ainsi on serait débarrassé de vieux fous comme moi. L’histoire nous a démontré que les ségrégations ne sont jamais viables sur le long terme. Qu’ils sachent que l’on peut faire dire aux chiffres ce que l’on veut. Il n’y a rien de plus facile que de mentir et de tricher mais bon, c’est inutile de perdre son temps à essayer de les convaincre que le masque n’est pas utile, voire même très dangereux. Ils sont bornés et ne veulent pas se remettre en question ou du moins celle de l’autorité bien pensante. L’homme moderne a perdu toute réflexion de bon sens, il n’a plus le temps, ni l’envie de chercher, il a déposé les armes.

PARDON À NOS ENFANTS !

Vous n’avez pas voulu de ce monde où vous avez vu le jour. L’amour de vos parents vous ont aidé à faire vos premiers pas mais aujourd’hui c’est à vous de tout faire pour rester à la surface. Ne vous laissez pas engloutir par cette société égoïste où c’est devenu chacun pour soi. Vous allez grandir et vieillir dans un monde devenu hostile à l’amour et à la générosité. Aujourd’hui les hommes et les femmes se méfient les uns des autres, ils n’osent plus se rencontrer. Surtout ne plus se toucher. On aura encore juste le droit de se regarder mais plus de se sourire.

Vous allez vivre dans une société où l’hygiène sera devenue le maître mot. Plus question de se donner la main ni de s’embrasser en public. Surtout, attention aux relations sexuelles qui deviendront petit à petit de plus en plus compliqué. Vous êtes aujourd’hui, chacun derrière votre écran, le monde entier est connecté mais chacun de nous vivra seul dans ses murs, à l’abri des méchants virus et des regards des autres.

L’homme deviendra une machine, un automate, il fera toujours l’amour mais seul, chacun chez soi caressera l’image de l’autre sur son écran. On le/la verra jouir sans le/ la sentir. Plus besoin de rentrer chacun chez soi, on y est déjà. Faire l’amour seul et le défaire chacun chez soi. Au diable le toucher, les caresses, les parfums et les odeurs corporelles.Nous n’aurons plus besoin de nous laver, non juste nous désinfecter. A force de vouloir vivre dans un monde stérile nous allons affaiblir notre système immunitaire et nous devrons prendre de plus en plus de médicaments pour tout.

Même l’envie de faire l’amour ne sera plus au rendez-vous car les phéromones que nous produisions avant ne serviront plus à transmettre nos messages subtils pour exciter notre partenaire. Il n’y aura plus de baisers ni de partage de microbes, bactéries et virus par la pratique du cunnilingus et caresses buccales. Cela deviendra une pratique, un acte bestial digne des hommes du temps d’avant ! Voilà le monde dans lequel vous allez devoir faire votre place. Mais hélas, vous n’aurez plus le choix. Chacun aura la sienne désignée par les autorités et devra y rester.

PARDON À TOI MON ENFANT !

Je savais et j’ai fait ce que j’ai pu. Aujourd’hui j’ai soixante-deux ans et si je scrute ma balance de vie, Je vois qu’il m’est impossible de me tenir en équilibre car mon passé pèse plus lourd que mon avenir encore à venir. Tu sais mon enfant, que je n’ai jamais été préoccupé par mon avenir et que je vis seulement au présent.
C’est peut-être mieux ainsi. Pourquoi ne ferais-tu pas comme moi? Cela t’éviterait de devoir chercher ton chemin dans ce monde qui vient. Contente-toi juste d’être là, ici et maintenantLe reste tu le découvriras quand le moment sera là !

Sois heureux maintenant.

Papa

Quand on perd un animal de compagnie…

Quand on perd un être cher, on le perd chaque jour, quand on perd un animal de compagnie, on le perd chaque minute.Matin, midi et soir, il est là près de nous, il vit sa vie à notre service. Il la partage avec nous et on le lui rend bien. Il est toujours là, dans les bons comme dans les mauvais moments de notre existence.

Quand on est malade, il nous veille affectueusement, il nous lèche comme pour nous soigner et cela nous fait du bien. Quand on a froid, il nous réchauffe le corps mais aussi le coeur.
Quand on est de bonne humeur et qu’on rit, il sautille de joie en frétillant la queue.
Quand on est triste et très malheureux, c’est un des seuls qui reste toujours près de nous.
Quand on pleure, il vient se coller à nous et essaie de nous faire rire en faisant le pitre. Par sa présence, ses petits yeux, il nous fait nous sentir bien et nous rassure. C’est plus qu’un ami, un mari ou une femme, c’est un confident pour toute la vie.

Pourtant, un jour, le malheur frappe à notre porte. Il tombe malade et demande à son tour des soins et des caresses. A nous maintenant de nous en occuper et surtout de le rassurer quand il va chez le docteur. Ses petits yeux peureux vont dans tous les sens, il ne sait pas ce qu’on va lui faire.

Qu’est-ce qu’il m’arrive encore ?
Pourquoi suis-je couché sur cette table ?
Et cette piqure ?

C’est à nous alors de le mettre à l’aise, de l’aimer encore plus fort durant ce moment difficile. Au fil des années vient ce triste jour où le moment de se dire adieu est arrivé. C’est le coeur déchiré que l’on va devoir prendre la décision de le soulager de ses douleurs. Il ne lui reste plus que quelques jours à vivre, quelques jours pour l’accompagner. On n’est jamais préparé à la mort d’un être aimé, qu’il soit animal ou humain.

C’est toujours le coeur déchiré et le visage déformé que l’on va l’accompagner pour son dernier voyage.On l’installe confortablement sur la banquette à côté de nous, sa petite tête sur nos genoux. On n’arrête pas de le caresser, sa respiration est rapide, son souffle court, il nous regarde. On lui parle comme à un enfant, on lui dit de ne pas s’inquièter, que tout va bien se passer.Pourtant on n’en sait rien, on le dit juste pour nous rassurer. Et lui, il est incapable de nous faire savoir ce qu’il ressent là à cet instant. Il nous a aimé, on l’a cajolé, on est là tous les deux, ce sont nos derniers instants. Profitons-en, c’est bientôt la fin.

Nous voilà déjà arrivé, la portière s’ouvre, on te prend dans nos bras et on t’amène à ta dernière demeure. Oui, c’est la maison du docteur tu la reconnais à son odeur. Tu te sens un peu rassuré mais cette odeur là, tu ne la connais pas mais elle t’intrigue. Tu trembles comme une feuille, tu as peur mais le docteur est là. Il te rassure, il te dit que ça ne fera pas mal, juste une petite piqure, la toute dernière, ça va aller, ça va aller.

Voilà , il ne reste plus que quelques minutes avant le grand départ, le docteur s’en va pour nous laisser juste toi et moi. Nos regards ne se quittent plus, qui des deux va céder le premier ? La question ne se pose plus. Ton corps se détend, je te parle toujours, je te dis que tu seras toujours dans mon coeur, que jamais on ne sera séparé. Je ne sais même pas si tu me crois.J’ose l’espérer, car je suis sincère.Tu vas me manquer mon ami de toujours. Plus jamais je ne retrouverai un copain comme toi.

Attends, ne pars pas encore, je veux t’embrasser à chaud une dernière fois, une toute dernière fois. Merci d’avoir fait un bout de chemin avec moi. Je t’aime. A bientôt mon ami.

Aujourd’hui, cela fait seulement deux mois que tu m’as quitté mais il me semble te pleurer chaque jour depuis un an.Le temps freine son allure quand on est en manque de l’autre. On a trop envie de garder près de nous les souvenirs de notre belle histoire.
Merci l’ami

Cette histoire vous parle ?Une bouteille à la dérive.

Un amour noyé dans les vagues de l’existence. J’ai quarante ans et j’ai tout perdu, mon mari, mes amies, mon job, ma maison, tout d’un coup. Bernard m’a quitté comme une chaussette sale, il m’a jetée comme un vulgaire mouchoir jetable.Il m’a laissée tomber après toutes ces années, on venait de fêter nos quinze ans de vie commune, de belles années, enfin je le pensais, je croyais qu’il était heureux.

Bon, il est vrai que ce n’était pas l’amour fou chaque jour mais ces petites pauses font partie de la vie d’un couple. Ce qui tue le couple c’est souvent la monotonie, pas facile de l’empêcher de s’installer dans vos meubles.On n’a pas eu l’occasion d’avoir des enfants, un planning trop chargé, une trop grande maison à construire, nos grandes carrières à mettre en place, toujours plein de grands projets en tête sauf celui de prendre le temps de faire un petit enfant.

On ne fait pas un enfant toute seule, il faut être deux pour lui donner toutes les chances de bien grandir. Un enfant se doit d’être aimé par ses deux parents.Faire un enfant pour consolider son couple, j’avoue y avoir réfléchi mais sans y donner suite. Est ce que j’aurais été une bonne mère, aurait-il fait un bon père attentionné ?En ce qui me concerne, la réponse est « je ne sais pas ou plutôt je ne sais plus ».

Aujourd’hui j’ai déjà du mal à traverser ma journée et je n’ai que moi à traîner, alors tu penses un enfant !Ces derniers temps, Il me traitait comme un objet, comme une de ses nombreuses bouteilles d’alcool, aussitôt vidées ils les jetaient à la poubelle pour pas que je puisse contrôler sa consommation d’alcool, comme si je n’’étais pas au courant.

J’étais moi aussi devenue comme une de ses bouteilles, aussitôt qu’il avait vidé son sac, il se détournait de moi et ne s’intéressait plus qu’à son ordinateur, sa divine bouteille et à toute son équipe sur Facebook qu’il retrouvait chaque soir en cachette.Il les appelait “ mon groupe, mes copicopains” ses potes du net surtout pas très nette, j’ai tout découvert par la suite, j’étais une femme trompée depuis longtemps.

C’est drôle, tout le monde savait sauf moi, comme quoi l’intéressée est toujours la dernière à savoir.Chaque soir en rentrant, (il ne mangeait même plus à la maison), il s’ouvrait une bouteille et allait s’enfermer dans son bureau, son refuge. Parfois je l’entendais rigoler, il ne riait plus jamais avec moi, cela faisait si longtemps qu’il m’avait fait rire ou alors j’ai oublié.J ’étais devenue une étrangère, on vivait ensemble, on dormait ensemble mais plus à deux, lui de son côté et moi là dans l’autre coin opposé, loin de lui, surtout loin de son coeur.

J’étais même éjectée de ses pensées. Hier pourtant je lui avais tendu la perche, je lui avais demandé de bien vouloir lire ma petite lettre, un message de désespoir que j’avais posté sur un site internet totalement anonyme ou l’on ne peut pas retrouver l’auteur de cet appel au secours.Certaines âmes en peine qui ont besoin de parler mais n’ont personne pour les écouter peuvent trouver là un espace vide de tout jugement.

Comme il passe son temps sur internet, je lui ai envoyé le lien pour qu’il y lise ma tristesse, mon mal d’amour, mon mal à moi, pour qu’il se rende compte combien je souffre. Après lecture, il est venu dans le salon, il m’a tendu la main, tout en pleurant j’ai déposé la mienne dans la sienne, c’est bête à dire mais cela faisait un bien fou. Sentir sa peau, sentir son sang couler dans ses veines, le battement de son coeur je pouvais à nouveau le ressentir en moi.Je sentais aussi qu’il ne savait pas quoi faire d’autre, il était coincé comme bloqué, ne voulant pas, ne pouvant pas donner plus à cette instant et idiote que j’ai été, j’ai respecté cela, je n’ai rien dit, comme d’habitude je l’ai fermée.

Si c’était à refaire, j’aurais fait un scandale, j’aurais crié !Il ne ne trouva pas non plus les mots quand il m’a vue pleurer. J’essayais de lui expliquer que j’avais besoin de comprendre. Pourquoi cette distance entre nous, pourquoi ce vide, pourquoi ce silence, quelle faute avais-je commise ?

Il n’a rien dit de plus, il a lâché ma main et a disparu pour le reste de la soirée dans son refuge, dans sa tanière de loup où il chasse la nuit sa prochaine proie qui aura la faveur de le rencontrer en journée pour aller lui faire l’amour dans un petit hôtel minable. Ici la nuit, il la passe seul très souvent recroquevillé sur son canapé.Au matin, à mon réveil il était déjà parti, Il avait déposé sur la table de la cuisine, un mot me demandant d’avoir de la patience et de laisser faire le temps.

Je lui en étais très reconnaissante, pour moi le soleil brillait à nouveau un peu. Enfin un petit rayon venait de percer le gros nuage, un petit espoir de pouvoir réchauffer un peu mon coeur avec ses quelques lignes écrites à la va vite. C’est fou comme quelques mots peuvent avoir autant de force pour vous remonter le moral. Je pouvais à nouveau respirer un peu mieux, je pouvais à nouveau rêver un peu, enfin mon coeur se remettait à battre de plus en plus fort.

J’avais à nouveau envie de lui, envie de lui pardonner ses écarts de jambes en l’air.Ce soir, Il a même regagné le lit conjugal, enfin lui était couché sous les draps et moi dans une grosse couette par dessus, bien enveloppé au chaud. Pourtant j’ai froid dans tout mon être, je me réfugie en position du foetus, histoire de me retrouver en sécurité et j’ai encore pleuré en silence mais cette fois sans larmes.

Pleurer sans faire de bruit, je ne voulais surtout pas le réveiller, j’ai même huilé les charnières de la porte de la chambre, juste histoire de mettre toutes les chances de mon côté, surtout ne pas le déranger, surtout ne pas le faire fuir de notre refuge d’amour, enfin de ce qu’il en restait.Je n’arrivais pas à trouver le sommeil, j’ai été faire un tour dans le quartier, il était deux heures du matin, j’étais en larmes, impossible d’arrêter de pleurer, vais-je sombrer dans une déprime ?

Je ne crois pas que je pourrais encore le supporter longtemps. Ne plus être regardée est cruelle, c’est comme si on n’existait plus pour la personne aimée.La nuit par contre, moi je l’ai regardé dormir, je l’ai écouté respirer, je voulais encore faire partie de ses rêves. Ô un tout petit rôle de figurante dans un de ces rêves érotiques m’irait, pas besoin d’être la tête d’affiche de son histoire d’amour ou de cul et tant pis si au matin il ne se souvienne pas de moi. Au moins j’aurais eu mon petit moment à moi, mon quart d’heure de gloire, rien qu’à moi que personne ne pourra plus jamais me voler. »

Si j’étais Dieu, il est certain que je ferais tout pour illuminer ses rêves par la présence de ma petite personne insignifiante. Mourir ce n’est rien, vieillir dans le regard de l’autre est insupportable, voir qu’il me regarde mais ne me voit plus est atroce.Aux grimaces que me renvoie le miroir je peux faire face mais non à ces images de pitié et de mépris que je vois dans les yeux de mon bien aimé.Je ne sais pas de quoi sont faits ses rêves, je continue malgré tout à pleurer quand je pense à lui, quand je pense à nous, au vide de notre vie c’est plus fort que moi, les larmes me montent, je voudrais disparaître avec cette bouteille.

Il m’a demandé de le respecter et de garder au maximum le silence entre nous en journée. Plus de petits messages perturbants sur son portable afin de ne pas déranger son rythme de travail. Fini de l’ennuyer pour un oui ou pour un non comme le font tous les amoureux. C’est dur, très dur, car je ne me sens pas bien du tout, mon coeur fait très mal, mon ventre se déchire, non pas d’une douleur physique mais je me ronge les sangs, je broie du noir, je suis triste, c’est inexplicable. Je pense que mourir serait la seule solution viable à long terme.

Oui c’est ça la solution, je veux mourir, j’ai mal à en vomir.Amour de ma vie, comme on ne sait jamais de quoi est fait demain, voici le mot de passe pour l’application bancaire sur mon portable 732675. Comme tu sais il n’y a pas de fortune, juste de quoi payer les quelques factures durant les quelques mois à venir, heureusement, c’est toi qui gardais tout l’argent.

Rassure-toi, il n’y a pas de chantage, pas d’urgence, pas de menace, ce n’est qu’en cas d’accident, car je viens de me rendre compte que si quelque chose se passait, tu étais bloqué, tu n’y avais pas accès et je n’ai pas fait de testament, on ne pense pas à la mort à quarante ans.Le code pin de ma carte bancaire est la date d’anniversaire de notre rencontre, tu t’en souviens encore au moins ?

Je passe ma journée à scruter l’écran de mon portable afin de voir si j’ai un message ou un email de lui. On ne sait jamais si lui aussi il aurait envie de me dire quelque chose. Je ne sais pas, je ne sais plus, un «Bon Appétit ou un courage, ou bisous », mais rien ne se passe, voilà que les larmes montent à nouveau, elles coulent. C’est lamentable d’être aussi molle du coeur, aussi romantique à mon âge, je ne suis qu’une huître dans sa coquille creuse. J’ai honte de ce que je suis devenue !

« Et si j’étais trop vieille à ses yeux, plus assez fraîche ni appétissante à son goût ?Et si c’était vraiment ça la vraie cause de son éloignement et non mes éternels états d’âmes ? » J’avoue ne pas vouloir connaître la réponse ou si, quand même, non, après tout mieux vaut ne pas savoir, c’est dur très dur, je vais abandonner.Je regarde mes seins, je les palpe et je les trouve encore ferme pour mon âge. J’avoue ne plus savoir à quel saint me vouer, je prie Dieu depuis des semaines.

Appelez-le Dieu ou le hasard qui me l’a bien rendu jusqu’à présent. Ils m’aident sans le savoir à me garder debout, le corps encore intacte mais non l’esprit qui lui sombre petit à petit dans un désespoir plus noir que le fond de cet océan dans lequel je m’enfonce un peu plus loin pour me rapprocher toujours un peu plus de lui .

J’ai pris des cachets, le temps de les laisser fondre sur la langue, je me languie de ses baisers et de ses caresses, quant à moi, je n’ai plus beaucoup de force pour croquer dans la vie.Bernard a fini par me quitter, le salaud !Pour une jeunette de trente ans, une petite pétasse blonde devant laquelle il fait le fier, il rentre son ventre, il fait le beau. Salaud, salaud…

Matin et soir je montais dans ma voiture et je roulais pour me rendre au bureau mais là je viens de perdre mon boulot, trop d’absences non justifiées, restriction de personnel, j’étais la dernière arrivée et la première à me faire virer. Et maintenant, que vais-je faire de tout mon temps, pleurer ou en finir ?

C’est dur, très dur de se sentir exclue de son coeur, exclue de sa vie et de ses pensées les plus secrètes même les plus torrides pendant ses séances de masturbation. Son corps, son sexe me manque autant que son coeur. Tel un poisson rouge qui tourne en rond sans faim, sans plus soif de vivre, c’est ainsi que je me sens aujourd’hui. Je continue à espérer, mais l’espoir ne fait pas vivre, l’espoir tue !

Je m’accroche à cet espoir fou, je bois des cafés, je suis énervée et j’ai des noeuds dans le ventre, ça fait mal. Parfois j’ai tendance à glisser plus bas que terre comme en ce moment où j’oublie ma douleur pour quelques temps
.Parfois sur le mobile, je reçois une notification de nouveau courrier. A chaque fois mon coeur s’emballe, tourne à plein régime et je pense que c’est lui mais non…« Fausse alerte mon coeur, ralentis ton rythme cardiaque ce n’est pas lui qui nous fait un petit coucou, c’est juste ma mère. »

J’ai à nouveau quinze ans. Je suis cette adolescente qui ne respire plus tellement elle souffre comme à son premier chagrin d’amour. Je suis cette gamine déchirée qui ne sait pas s’il l’aime encore ou pas, est ce qu’il reviendra un jour ?Je sais, j’ai beau essayer de me dire que pour lui cela ne doit pas être facile non plus. Une rupture n’est jamais facile, même pour le salaud qui plaque tout pour une petite pute. Pauvre con je t’en foutrai moi des  » patiente un peu, laisse moi du temps pour me retrouver…”

« Qui sait qu’il ne regrettera pas son erreur d’ici peu de temps ? »
(Mais ma pauvre fille, il ne reviendra plus ton mec.)
Arrête, tais-toi mauvaise conscience.. il me reviendra, enfin je l’espère, car…Je continue à espérer dans ma bonne étoile, je continue de prier Dieu, je veux y croire, encore et toujours.

Bernard, mille pardon d’être devenu ce torchon qui se traine par terre pour ramasser tout ce que tu laisses tomber. Aujourd’hui je suis même prête de me contenter de quelques miettes d’amour.Au dernier matin de notre vie commune, prenant l’excuse de t’apporter un café dans ton bureau, je t’ai vu durant vingt secondes.

C’était juste assez pour faire le plein de toi et juste assez pour me rendre compte que je ne savais plus comment réagir. J’avais tellement peur de te décevoir encore et encore, peur que tu sois irrité à ma vue.Ce midi là je suis sorti de la chambre pour chauffer mon plat et je me demandais si le hasard voudrait que l’on se rencontre dans la cuisine, mais non on ne s’est pas vu, finalement j’ai mangé que très peu, car trop barbouillée.

Désolé mon amour d’être devenu ce poisson rouge qui s’étouffe dans son bocal, je tourne, je tourne, je tourne à ta recherche mais je ne te vois pas derrière ce verre opaque. Je ne vois plus rien, tout est devenu flou.

Voilà les médicaments ont fait effet, j’ai fini l’écriture de ma complainte d’amour que j’ai déposée dans la bouteille que tu tiens en main. Quant à moi j’avance doucement dans les vagues, j’ai froid.

Je m’enfonce dans l’eau, la bouteille accrochée à mon cou pour qu’un jour prochain quelqu’un la trouve et te la fasse parvenir.

Si tu viens de la lire, c’est que l’on a retrouvé mon corps, mon esprit est depuis longtemps ailleurs et mon coeur lui est toujours resté auprès de toi

Adieu…
Ta femme Océane

A lire avec le coeur…

Le carnet secret de Jeanne.

Cette histoire se passe quelque part en Bretagne, dans un EHPAD comme les autres mais cela aurait très bien pu se passer près de chez vous.

C’est l’infirmière de nuit alertée par la trop forte musique de la publicité qui avait fait la triste découverte de son enveloppe physique tombée par terre, le visage et les yeux grands ouverts, fixants la télévision comme si elle n’avait rien voulu rater jusqu’à la dernière seconde.

Jeanne n’était plus, ses enfants aussitôt avertis ont fait le nécéssaire pour qu’elle soit incinérée le plus rapidement possible.

Aux funérailles de Jeanne, il n’y avait que Josy sa coiffeuse , Claudine sa kinésithérapeute, Marcelle l’aide-soignante et Mr Durieux le Directeur. Personne d’autre n’était au rendez-vous, même pas la famille pour faire une dernier adieu à  » la vieille dame à la fenêtre « .

Quelques jours après, en faisant le tri dans ses affaires, la direction fit une découverte assez peu commune. Très vite elle a fait suivre au fils et à la fille les deux carnets trouvés dans sa table de nuit, ils étaient identiques à la virgule près, un souvenir étrange pour chacun, ainsi pas de jaloux.

Jeanne y avait consigné toutes ses pensées, ses réflexions, ses regrets et ses espoirs mais surtout avait souligné ce petit texte….

Mes enfants, quand vous lirez ces lignes je ne serai plus de ce monde. Rassurez-vous, je n’ai pas souffert, toute ma vie j’ai eu beaucoup de chance, votre père et moi avons été très heureux.

Mes seuls peines dans cette vie je vous les dois, jamais depuis que votre père nous a quitté, vous n’avez éprouvé le moindre geste affectueux et réconfortant envers moi. J’ai passé des moments douloureux, seule dans ma grande maison en Bretagne et jamais vous n’ êtes venus me voir, non jamais.

J’ai reçu plus d’affections de Josy et Claudine que de vous, comme quoi quand on devient vieille, on vit hors saison pour ses propres enfants, vous qui n’avez cessé d’espérer que je traverse le plus rapidement possible mon dernier été, nous y voilà, alors soulagés ?

Mes enfants adorés, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer , je suis certaine que vous allez me maudire. Qu’à cela ne tienne, plus rien ne peut me toucher.

On dit toujours que l’argent ne fait pas le bonheur, ne pas en voir non plus, mais l’argent non mérité certainement pas. C’est pour cette raison que j’ai tout laissé à une association qui vient en aide aux animaux abandonnés, un peu comme moi je l’ai été par vous.

Je ne me fais plus de soucis pour vous, car pour vous j’étais déjà comme morte depuis très longtemps et donc vous ne pleurerez pas ma brutale disparition, votre père non plus vous ne l’avez jamais pleuré.

Je ne vous en veux pas, souvent j’ai eu l’espoir d’un retour, j’ai passé des années devant ma fenêtre espérant toujours vous voir arriver en me criant, « Coucou maman comment tu vas aujourd’hui ? » 
Mais vous n’étiez pas des enfants de ce genre, non !

Souvent quand le téléphone sonnait dans le bureau des infirmières, un petit pincement au coeur, un petit espoir que ce soit vous, je tendais l’oreille mais non, pourquoi étais-je si bête ? 

 » L’ espoir ne fait pas vivre, l’espoir tue en silence  » 
Ce silence lourd que vous avez laissé s’installer entre nous.

Quand on est vieux on survit tous quelque part, parfois seul mais toujours hors saison. Au jardin de sa vieillesse on ne ramasse plus les feuilles mortes, non car on vit pour toujours en hiver.

Les amours nous ont quitté pour un ailleurs, les histoires d’amour vieillissent mal, c’est écrit sur les arbres de la vie. Quand on est deux on a un peu plus de chance de pouvoir s’accrocher à la vie et parfois aussi à l’autre, juste histoire de ne pas tomber plus bas que terre.

Mais quand on est vieux, on est déjà à terre, 
on ne fait plus que ramper d’une pièce à l’autre,
on n’ose plus prendre de bain car on a peur de se noyer,
ou alors on a oublié de se laver et on sent mauvais.

Mais quand on est vieux, on devient invisible, 
plus personne n’a du temps à nous consacrer, 
les activités des petits-enfants prennent tout leur temps,
nos enfants n’ont plus une minute à nous consacrer,
et dire que nous on a passé nos nuits à les veiller .

Etre vieux c’est ne plus exister pour personne, 
plus personne n’est là pour nous tenir la main,
plus personne ne nous regarde,
plus personne ….

pour nous coiffer, 
pour nous rendre jolie,
pour nous câliner,
pour nous sourire,
pour pleurer avec nous,
pour se souvenir avec nous….

PLUS PERSONNE POUR NOUS ÉCOUTER

Quand on est vieux on chante toujours seul les mêmes refrains,
quand on est vieux on rabâche toujours les mêmes histoires, 
peut-être, mais on le fait aussi pour que jamais vous n’oubliiez qu’en vieillissant, un jour vous aussi vous aurez vos propres histoires à raconter, toujours et toujours les mêmes.

Etre vieux ce n’est pas perdre la mémoire, non…
nos souvenirs s’envolent comme ces feuilles mortes 
et il n’y plus personne pour nous les ramasser.
Il ne nous reste plus qu’à les regarder s’éloigner au loin.

Quand on vieillit on n’a plus personne à qui parler,
alors on se met à parler à Dieu, on prie, certains ont honte et se cachent les yeux, les autres se montrent au grand jour,
mais qu’importe, car…quand on prie c’est avant tout un voyage lumineux dans l’obscurité de son coeur.

 » Prier c’est parler à Dieu avec son coeur, on ne peut lui mentir « 

Je vous aime, Adieu.

Votre maman… Jeanne la petite vieille à sa fenêtre.

On n’ose imaginer un seul instant être le fils et la fille qui ont lu ces lignes tirées d’une vie triste et solitaire.

La prochaine fois quand vous croiserez une petite vieille, 
un petit vieux, ne râlez pas mais arrêtez-vous,
faites leur un sourire et vous verrez la lumière apparaitre dans leurs yeux, ils se sentiront à nouveau en vie.

N’oubliez jamais qu’un jour ce sera peut-être vous qui …..
attendrez assis dans le noir devant la fenêtre, les mains posées sur le radiateur pour pas qu’elles tremblent.

Aujourd’hui avec ces masques, on ne voit plus que les yeux des petits vieux mais en faisant très attention on pourra quand même y découvrir le reflet de leur tristesse, tristesse qui sera peut-être un jour aussi la nôtre…

Chuuuuttt, écoutez le silence

, vous l’entendez ? 
Il vous murmure « Je t’attends à bientôt « 

Soyez heureux maintenant, pas quand vous êtes vieux, ce sera trop tard.

Armand

Surveille tes pensées…

Surveille tes PENSÉES car elles deviennent tes MOTS.
Surveille tes MOTS car ils deviennent des ACTES.
Surveille tes ACTES car ils deviennent des HABITUDES.
Surveille tes HABITUDES car elles deviennent tes VALEURS.
Surveille tes VALEURS car elles deviennent ta PERSONNALITÉ.
Surveille ta PERSONNALITÉ car elle devient ton DESTIN..
(Lao Tseu)

La plupart des personnes vivent en prison.Je ne parle pas de cette prison ou la société vous enferme quand vous avez commis un délit. Non, je parle de votre prison, celle dont vous construisez vous-mêmes les barreaux.

Vous êtes votre propre geôlier et vous ne le savez même pas.
Vous rendez les autres et la société responsables de votre mal-être. Ne remettez pas les fautes de vos malheurs sur les autres. Vous êtes le seul responsable de vos pensées et de vos actes.

Évadez-vous au plus vite.

Sortez et soyez heureux.

Armand