Le bateau de la vie.

Traverser l’existence, c’est un sacré voyage que nous faisons tous.

Un jour quelqu’un nous a mis à l’eau et au fil des vagues on est devenu ce bateau qui nous sert de véhicule. J’ai été des embarcations différentes, jeune j’étais une petite barque, je ramais je ramais pour avancer, je n’allais jamais bien loin car trop de bateaux autour de moi pour me surveiller, ils avaient trop peur que je chavire.

Puis au fil des saisons, certains bateaux quittaient le port pour ne plus jamais revenir, les vieux me disaient toujours  » ce que la mer prend c’est en partie la terre mère qui rappelle à elle les vieilles carcasses endommagées ou celles qui ont assez voyagé, tu ne dois pas pleurer, tu dois être content pour elles que leur voyage est terminé « 

J’ai donc vu partir de nombreux bateaux, parfois j’ai pleuré de colère car je ne comprenais pas pourquoi, mes larmes ont été mes meilleurs instructeurs, ce sont elles qui souvent ont été mon mouillage.Avec elles j’étais à l’abri des tempêtes qui n’allaient pourtant pas tarder à se lever. Durant une longue partie de ma traversée, j’ai essuyé des tempêtes toujours plus violentes les unes que les autres, comme si la vie m’en voulait et je comprenais pas pourquoi.

Quelques fois il a fallu de peu pour que je coule au fond de mon océan, mais toujours une petite éclairci passagère se montrait et me permettait de refaire surface.J’ai parfois maudit les vents, la nuit j’ai souvent crié ma colère en m’adressant aux étoiles, mais j’ai fini par comprendre que rien n’y personne n’est responsable si je navigue mal, si je tangue ou si je coule, non le seul maitre à bord c’est moi.

Nous avons beau être le plus beau, le plus gros bateau qui puisse sembler exister mais il n’y aucun équipage à bord.Pas même le simple moussaillon pour nous servir, non nous sommes à la fois l’esclave et le maitre, l’employé et l’employeur, le mousse et le capitaine, nous sommes simplement seul à bord pour mener à bon port notre embarcation.

Que nous soyons une pirogue, une galère, un voilier, un bateau de croisière, un brise-glaces, un bateau de sauvetage, un cuirassé, un patrouilleur, un porte-avions ou une simple barque, tous nous naviguons sur l’eau, tous nous allons toujours vers l’horizon, celui-ci où que l’on puisse se tourner dans la vie, il sera le même pour tous.Le type d’embarcation n’a pas d’importance, que vous soyez, jeune, vieux, pauvre, riche, gentil, méchant, con ou intelligent, nous devons tous un jour quitter le bateau pour s’envoler au-delà des nuages, loin, très loin….

Je vous souhaite bon voyage, que celui-ci dure le temps qu’il vous sera nécéssaire de parcourir votre traversée en solitaire.Vous avez beau être accompagné durant votre voyage, mais une fois la nuit venue, couché les yeux fermés, vous êtes seul avec vous-même…On est tous, seul avec nous-même.

Soyez heureux
Armand

Publié par

Armand Henderyckx

Armand Henderyckx est né en 1958 à Bruxelles, ce qui fait de lui un jeune retraité.

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